Quand on n’aime pas un livre…

Cela m’arrive rarement, mais parfois je n’aime pas du tout le livre que je suis en train de lire ! C’est rare car je connais mes goûts et je sais ce qui va me tenir en haleine ou bien me faire plonger dans un univers parallèle. En fait, bien plus que l’histoire, c’est plus souvent le style de l’auteur, la forme elle-même du récit, à laquelle je n’arrive pas à m’incruster. Lisant beaucoup, j’ai le palais cérébral assez sensible et les livres mal fagotés sont comme des plats mal préparés ou pas assez cuits… c’est directement retour au chef !

Cela vient de m’arriver, et de façon spectaculaire, avec un livre que j’avais à lire en partenariat avec NetGalley. Il s’agit de Chaman de Maxence Fermine ! J’ai déjà entendu parler de cet auteur, et le synopsis du livre me tentait. Mais, quand j’ai ouvert ma liseuse et que j’ai commencé les premières lignes, la catastrophe me sauta aux yeux ! Le style est trop simpliste, bourré de clichés et de lieux communs, froid et pauvre comme un jour d’hiver sous la pluie. Bref, dès les premières pages j’ai dit « stop » et, ce qui ne m’arrive presque jamais, j’ai décidé du sort funeste de cette lecture.

En réalité, cette expérience me fait prendre conscience que mon temps de lecture est précieux et que je n’ai plus envie aujourd’hui de lire des choses qui ne me font pas totalement vriller la tête. Et malheureusement pour beaucoup d’auteurs, raconter des histoires ne suffit pas, il faut aussi et surtout être un écrivain, c’est-à-dire manier la langue, et en premier lieu la langue écrite. La littérature est comme la musique ou la peinture : il faut pouvoir se perdre dans un style, qui est propre à l’auteur, qui nous charme ou nous hérisse, mais qui nous fait quelque chose. C’est cela la magie de l’art et la puissance des vrais artistes (et pas de ceux et celles qui se proclament tels) : user de son individualité, de sa propre moelle pour faire découvrir au lecteur, à l’auditeur ou au spectateur les merveilles de l’univers. L’art est un média, c’est-à-dire que la forme compte autant que le fond, et de plus en plus nos contemporains se persuadent que le premier est plus essentiel que le second. Quelle erreur !

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7 commentaires sur “Quand on n’aime pas un livre…

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  1. J’ai vraiment du mal à arrêter un livre avant la fin, parce que j’aime critiquer les choses en connaissance de cause et que je garde toujours l’espoir que ça s’arrange haha mais du coup je fais un entre-deux bien nul, où je suis capable de lire en diagonale très très vite juste pour me dire que je l’ai fini x) (au moins je perds pas trop de temps 😛 Et si ça redevient bien, je vais recommencer à lire à vitesse normale sans m’en rendre compte, donc finalement je m’en sors 😉 )

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    1. en général je fais exactement comme ça 😉 mais là pour ce livre c’était comme une détestation coup de foudre immédiate. je me suis dit que j’allais tenter la lecture en diagonale, puis finalement… en fait non… pas envie, pas le temps. Et je pense que je devrais plus souvent faire comme cela !

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