Love my best friend

Voici quelques réflexions qui me viennent en ce jour de soleil alors que la vie bouge, comme toujours, pour moi et certains de mes amis. Il va falloir que je pèse mes mots, car je suis très lue 🙂 J’écoute Justin Nozuka, c’est recommandé… Nous sommes tous et toutes à la recherche de la même chose, ce que nous appelons le Bonheur et qui n’est en fait qu’un faux sentiment de sécurité. Pour la très grande majorité d’entre nous, nous plaçons ce bonheur/sécurité dans la relation avec l’autre, dans cette quête tragique de l’amour de l’autre. La psychanalyse appelle ça le transfert, et pour avoir observé de près ce phénomène, je puis témoigner de la puissance infernale de ce manège égotique. Nous voulons absolument trouver dans l’Autre ce qui nous échappe à nous même… d’où l’idée farfelue de certains philosophes et d’autres depuis d’apprendre à se connaître soi-même pour être enfin libre de ce mouvement perpétuel vers les Autres. Attention, la Connaissance de Soi n’est pas le terme de cette quête, mais le début d’une saine relation aux autres. Pourquoi irais-je chercher chez toi, chez vous ce que je ne pourrais jamais trouver, ce que personne ne pourras jamais me donner, ce qui est par contre présent en moi-même ? Pourquoi vouloir à tout prix fixer dans un seul temps, un seul espace un sentiment qui est plus vaste que tous les cœurs humains réunis ? Alors, tout devient plus simple et surtout libre. Alors on comprend qu’il est illusoire de n’aimer qu’une seule personne, ou même de vouloir s’accrocher à l’amour de quelques élus de notre cœur, dans une illusion de sécurité. Tout le monde sait, et surtout aujourd’hui, que le cœur des uns et des autres change à la vitesse d’une nouvelle application de l’iPhone, que l’on ne sera plus l’homme ou la femme d’un seul ou d’une seule… qui pense encore ça ? En tout cas pour moi j’ai accepté d’être une femme mosaïque, et au lieu de tirer à moi, dans ce fameux mouvement du transfert, tout ce que je pouvais retirer de l’autre, de sucer presque à mort la sève d’un amour qui bien sûr ne pouvait que s’éteindre, j’ai pris le parti, depuis quelques temps déjà, d’aimer comme le vent…

Je me suis autorisée à aimer, même si c’est défendu, même si c’est illogique, car ainsi je donne bien avant de recevoir… et même si je ne reçois pas autant que mon esprit pas totalement éveillé aurait pu espérer (mais Cioran veille), je ne me sens plus frustrée dans des désirs toujours actualisés. Au début, cette toute nouvelle attitude fut avant tout sensuelle (j’aime bien écrire comme si on était au XIXe siècle 😉 pour ne pas choquer mes lecteurs). Mais à présent, au vu des quelques petits évènements qui surgissent sur ma route depuis quelques temps, il est clair que donner, amour ou amitié selon son grade, à tous vents, me fait vraiment sentir vivante. Semer pour récolter, donner avant même d’espérer recevoir, ne rien retenir, ne rien vouloir aussi. Il n’y a plus de déception ou de frustration puisqu’il n’y a plus d’attente. On peut alors toucher n’importe qui, partager un bout de notre pain quotidien, un coin de notre lit avec n’importe qui car il n’y a plus de limites, plus de murailles dans cette phrase que, pour ma part j’ai répété des milliers de fois : « il est à moi et je suis à lui ».

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