Faut-il avoir peur ?

Ce soir, sur France 5, un documentaire « choc » : Faut-il avoir peur du Pakistan ! Ce n’est pas parce que j’écris moins par ici sur mon pays d’adoption que je n’y pense pas… tous les jours 🙂 alors je vais regarder ce documentaire qui me fait peur ! J’ai commencé ce blog il y a 4 ans déjà… et je voulais alors changer l’image négative du Pakistan … je crois que pour l’instant c’est râté. Outre le fait que ce pays est plus que méconnu, et qu’il est réellement facile d’en faire le monstre actuel que tous les « défenseurs des droits de l’Homme » aiment détester, c’est bien plutôt l’idée de PEUR qui m’horripile. Faut-il avoir peur des Etats-Unis, première puissance militaire mondiale avec près de 5000 milliards de dollars de dépenses d’armement par an ? Faut-il avoir peur de la Russie ou surtout de la Chine ? La peur… on la distille vraiment beaucoup dans les esprits des consommateurs-citoyens ces derniers temps dans ce monde-ci.

Si on a peur, cela dispense de connaître, on peut juste rejeter en bloc sans se laisser prendre dans les filets de l’Inconnu. Avant de partir au Pakistan en 2005 ce pays me faisait peur, surtout en ce qui concernait la condition des femmes. J’ai vu, j’ai visité, j’ai vécu. Je ne dirais pas que ce pays est un parangon de libertés… c’est sûr que comparé aux prisons française, hein… mais je suis tombée sous le charme d’un autre monde. Alors quand je vois des titres pareils pour décrire des régions de la planète, je m’énerve. 

« Une des causes majeures de la peur est notre refus de nous voir tels que nous sommes. Nous devons donc non seulement connaître nos peurs, mais aussi examiner le réseau d’artifices que nous avons élaboré en vue de nous débarrasser d’elle. » Krishnamurti, Se libérer du connu

La peur c’est l’incertitude qui ne veut pas se voir elle-même, c’est l’orgeuil de celui qui veut tout contrôler et qui refuse la différence. La peur se créée quand on ne vit pas dans le présent, quand l’esprit est toujours en mouvement, vers le passé ou l’avenir. 

« L’homme sépare la vie de la mort. L’intervalle entre vivre et mourir est une peur : c’est elle la peur, qui crée le temps de l’intervalle. Vivre, c’est notre torture quotidienne, ce sont les insultes de tous les jours, les souffrances et un état de confusion avec des ouvertures occasionnelles sur des mers enchantées. C’est ce que nous appelons vivre et nous avons peur de la mort qui met fin à ces misères. Nous préférons nous accrocher au connu plutôt que d’affronter l’inconnu, le connu étant notre maison, nos meubles, notre famille, notre travail, notre célébrité, notre solitude, nos dieux. En somme, le connu est cette petite entité qui tourne incessamment autour d’elle-même, dans les limites de son existence amères. » Krishnamurti

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