Bernard Prou – La vie tumultueuse du fils de Maupassant

C’est Gérard Collard, le libraire médiatique de la Griffe Noire en région parisienne, qui, faisant l’article il y a plus d’un an au Magasine de la Santé sur France 5, m’a donné envie de lire ce livre. Il a été dithyrambique et j’ai eu envie de suivre son avis. J’ai pourtant attendu que le livre sorte en format de poche à la fin de l’année dernière. Comme je lis plusieurs livres en même temps, des romans, des essais, des livres de philosophie, j’ai mis du temps à finir ce roman. Et ce d’autant plus que lorsque l’on entend des louanges sur un objet culturel ou une personne, accentué par le fait de l’attente, on est très souvent déçu par la rencontre quand elle lieu ! Et ce fut le cas pour moi pour cette lecture d’Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

Synopsis
À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une ultime idylle avec la peintre Lioubov Andréievna Vassilkova. Les tribulations d’Alexis, leur fils irrévélé, le conduisent dans la Russie révolutionnaire. Bientôt le jeune médecin fait partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où il est initié à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et la France de son enfance. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire. Les aventures d’Alexis Vassilkov, personnage hors du commun que le dramaturge Fernando Arrabal a qualifié de héros strogoffien, épousent les turbulences du XXème siècle jusque bien après-guerre dans un même souffle épique et picaresque.

Cette vie d’aventure est pourtant pleine de rebondissements, d’amitiés, d’amours, de morts, mais je me suis arrêtée un peu trop souvent dans ma lecture, n’étant pas prise par le souffle picaresque que l’on me promettait. De la Russie de Staline à la France de la Seconde Guerre Mondiale, on suit le destin d’Alexis, qui semble bien être le fils caché de Guy de Maupassant. C’est un personnage réel et c’est sans doute cela qui me fait écrire que le roman n’arrive jamais à se départir de ce réalisme et à proposer une vraie fiction. L’écriture sans doute aussi qui manque de finesse et aussi d’envol. Les aventures s’enchaînent sans qu’un lien, une trame autre que ces évènements historiques et personnels ne permettent au lecteur de trouver autre chose qu’une biographie. On aurait aimé plus de mystère dans la Taïga sibérienne, où Alexis, médecin du camp de concentration, peut s’échapper pour partager la vie et les amours de la tribu des Nenets autour du lac Baïkal. Cela m’a d’ailleurs donné plus envie de lire le livre de Sylvain Tesson sur sa propre aventure dans cette partie du monde…
La seconde partie du roman se déroule en France où après une fuite à travers l’Asie centrale et la Mer Noire, Alexis, son épouse nenets et son fils, retrouvent une vie normale… sauf que la Guerre éclate. Alexis devient un Résistant, et un de la première heure, pas un de 44 ! Il connaît les grandes lâchetés de l’époque qui est en fait une réelle guerre civile au cœur du pays.

En bref, je n’ai pas trouvé que ce livre soit un chef-d’œuvre comme on peut le lire ou l’entendre ici ou là. C’est un bon roman, qui dans mon cas a sans doute pâti de mes nombreuses lectures et de l’engouement général.

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