Les Lumières de Cape Cod de Beatriz Williams

Encore un partenariat avec NetGalley et pour cette lecture les éditions Belfond que je remercie pour cette lecture.
Pour une fois c’est avant tout le titre qui m’a attiré, dans cette lecture d’été et de détente. Cape Cod : l’Atlantique côté américain… j’habite juste de l’autre côté de l’océan. On sait que c’est un lieu sélect de villégiature des grandes familles des États Unis. Ce pays récent n’a pas d’histoire, n’a pas d’aristocratie et en lisant le résumé de ce livre, je me suis dit que cela pouvait être une de ces histoires de grandes familles riches, célèbres et qui désirent le pouvoir.

Synopsis

Christina, la troisième sœur de la famille Schuyler, la plus élégante, la plus douce, la plus parfaite. Mariée à Frank Hardcastle, homme politique très influent, Tiny mène une vie de gala et de cocktails dans les jardins cossus de Cape Cod, où les Hardcastle ont établi leur bastion. Mais alors que Frank est donné favori pour les élections présidentielles, deux événements viennent troubler la vie a priori idyllique de sa belle épouse : c’est d’abord les courriers menaçants d’un maître chanteur ; puis, les retrouvailles inattendues et déstabilisantes avec le vétéran Caspian Harrison, de retour de la guerre du Vietnam. Avec ce premier amour qui réapparaît, c’est tout le passé de Tiny qui ressurgit. Un passé bien moins lisse qu’il n’y paraît, fait de passion, de mensonges, de drames. Et dont l’écho, s’il venait à gronder, pourrait nuire à la réputation irréprochable de toute la famille Hardcastle…
Les sentiments ont-ils une place dans la course au pouvoir suprême ?

En fait il s’agit ici de la suite d’un roman précédent, intitulé la Vie Secrète de Violet Grant. L’auteure, en écrivant ce premier roman sur une jeune femme des années soixante, lui a donné deux autres sœurs, et elle s’est dit que finalement elle pourrait tout aussi bien écrire des romans sur la vie de celles-ci. Donc voici le deuxième volume, la vie de Christina dite Tiny, la sœur aînée de la fratrie, celle qui a toujours été gentille, qui a toujours voulut faire plaisir à tout le monde à une époque où les velléités des femmes ne comptaient pour rien.

Une histoire de Kennedy

En fait, en lisant ce roman, on a l’impression, totalement assumée par l’auteure, de lire une histoire à la Kennedy. D’ailleurs, avec quelques curiosités chronologiques puisque l’histoire se déroule entre 1964 et 1966, la présidence de John F. Kennedy est évoquée dans ce qui constitue la trame politique du roman, la course à la présidentielle.
Les personnages principaux sont en fait des doubles de la famille Kennedy. Tiny c’est Jackie, élégante, dynamique et qui n’est pas dupe du rôle qu’on lui fait jouer. Franck Hardcastle c’est JFK, le brillant et sémillant homme politique, qui fait tourner toutes les têtes et dont le charme est la meilleure arme politique. M. Hardcastle senior est Jo Kennedy, un filou qui fait tout passer après son ambition principale, voir son fils à la tête des États-Unis, comme lui-même n’a pas pu s’y placer. La famille Hardcastle, fait de sœurs, de beaux-frères, de petits-enfants et de cousins, c’est tout le clan Kennedy, qui se retrouve chaque été à Cape Cod, la demeure familiale, pour passer du temps en famille et préparer la campagne présidentielle.

L’histoire que nous conte Beatriz Williams n’est pas très originale : la jeune épouse qui veut être parfaite a en fait un lourd secret dans sa manche, et des aspirations à la liberté et à l’aventure que le cousin de son mari, Caspian (difficile pour le coup de ne pas imaginer un Prince sorti de Narnia, tellement ce prénom est connoté dans le monde littéraire) lui offre, alors qu’ils ne se connaissent pas. Le mari, présidentiable, n’est pas lui non plus tout à fait sans tâche, mais comment pourrait-il l’être dans un monde masculin. Le livre joue intelligemment sur les allers-retours entre deux époques : 1964 avant le mariage de Tiny et Franck et 1966 l’été précédent les primaires de la campagne présidentielle. Il n’y a pas de moments de suspens, on sait dès le début de la lecture où tout cela va nous mener. Pourtant, malgré ce manque de profondeur, le livre est un bon exemplaire de ce qu’il doit être : une lecture parfaite pour s’évader, l’été sur la plage ou dans son transat à la campagne.

En outre, je n’ai pas trouvé que l’aspect féminisme soit vraiment important dans le texte, mais c’est sans doute dû au fait que j’ai fini de lire l’Art de la Joie et que je lis en même temps La Servante Ecarlate de Margaret Artwood, qui sont, pour le coup, des ouvrages de fiction avec un poids politique autrement plus dense !
Le personnage principal est un peu morne à mon goût, même si elle fini par se rebeller contre le système familial qui est le sien, mais c’est pour retomber dans les bras d’un homme… ce n’est pas vraiment un signe d’indépendance et de féminisme. Celui de sa sœur, Pepper, aussi pimentée que son prénom, se veut être la femme fatale de la famille, plus libre que ses deux sœurs, mais finalement pas tellement plus dégourdie. Mise dans une situation embarrassante pour une femme célibataire dans les années soixante, c’est tout de même avec l’argent de sa famille qu’elle s’achète une autre vie ! Bref, ce n’est pas très « rentre dedans » mais cela ne m’empêchera pas de lire sans aucun doute le troisième volume de cette saga, autour de la vie de Pepper.

 

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