Effet boomerang

Ce que j’aime dans la vie (c’est de l’ironie là!) c’est l’effet boomerang, l’élastique qui nous fait balancer indéfiniment entre le bonheur et la douleur. J’ai remarqué que pour moi, cet effet était souvent très rapide, que le balancier bougeait rapidement d’un point à un autre : heureuse et pleine de confiance un jour… démoralisée et triste le lendemain. Attention, cette balance n’est pas seulement due à de simples émotions ou des sentiments qui seraient volages… ce sont les évènements de la vie qui bougent à cette vitesse ! Si j’étais chrétienne 😉 je dirais presque qu’un petit bonheur doit toujours être payé d’une petite douleur… contrepartie, don et contre-don. Si j’étais bouddhiste et/ou héraclitéenne je dirais que c’est ça le flux, le devenir et qu’il faut juste savoir surfer dessus ! Surfer… ça je commence à y arriver, le tout est de voir venir la vague… les sages, les grands surfeurs, eux ils savent anticiper : ils ne se font plus prendre par le tube, ils ne sont plus tyrannisés par leurs émotions qui les poussent d’un sens à l’autre. J’ai encore cette demi-seconde de retard par rapport à l’évènement qui fait que je me le prends encore (un peu) en pleine face…

Une histoire amoureuse qui se finit, une vie de Casanova féminin, une amie qui déménage… celle là je l’ai pas vu venir 🙂 et il faut encore et toujours ne pas chercher « à ce que les évènements arrivent comme tu veux, mais veuille que les évènements arrivent comme ils arrivent, et tu seras heureux » Epictète

Comme je suis en train de lire Houellebecq, je me dis que cela doit avoir une influence sur mon humeur : et là, ce serait le comble du génie… un écrivain qui arrive à vous bouleverser au point de vous transformer, c’est rare et précieux ! « La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui. » « Il est dans la nature de l’homme de former des vœux, de les réaliser, d’en former aussitôt de nouveaux, et ainsi de suite indéfiniment ; il n’est heureux et calme que si le passage du désir à sa réalisation et celui du succès à un nouveau désir se font rapidement, car le retard de l’une amène la souffrance, et l’absence de l’autre produit une douleur stérile, l’ennui. » Schopenhauer.

En fait, c’est dans ce genre de moment que l’on peut voir le vide, la vacuité et l’illusion du monde… je vous jure que ce n’est pas vraiment cool. La plupart du temps j’ai le pessimisme joyeux mais parfois ça dérape et on voit d’une façon lucide et violente la réalité pitoyable de notre humanité.

« Pour que cette neutralisation dont il s’agit des deux individus l’un par l’autre puisse s’opérer, il est nécessaire que le degré déterminé de sexualité masculine de l’un réponde exactement au degré déterminé de sexualité féminine de l’autre ; ainsi leurs deux natures spéciales pourront se faire équilibre. Aussi l’homme le plus homme cherchera la femme la plus femme, et inversement ; chaque individu cherche celui qui lui correspond en puissance sexuelle. […] Les amants parlent en termes pathétiques de l’harmonie de leurs  âmes ; mais cette harmonie n’est autre chose en fin de compte, que cette convenance réciproque de leurs natures capable d’assurer la perfection de l’être à engendrer. » Schopenhauer, Métaphysique de l’amour

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